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Temple des Terreaux : Orgue Joseph Merklin de 1891

L’Orgue Joseph Merklin (1891) du Temple des Terreaux L’installation de l’Orgue du Temple des Terreaux fut réalisée de mai à juillet 1891. Une lettre manuscrite de Joseph Merklin lui-même en témoigne ainsi que le Rapport lu en Assemblée générale de l’Eglis

L’Orgue Joseph Merklin (1891) du Temple des Terreaux L’installation de l’Orgue du Temple des Terreaux fut réalisée de mai à juillet 1891. Une lettre manuscrite de Joseph Merklin lui-même en témoigne ainsi que le Rapport lu en Assemblée générale de l’Eglise, le dimanche 17 janvier 1892. Cet instrument venait remplacer un positif de tribune installé, dès l’inauguration de la Chapelle, pour l’accompagnement des chants. Construit par un Facteur d’Orgues protestant lyonnais, Hippolyte César Beaucourt associé à Jean Melchior Voegeli, il comportait un seul clavier manuel et un pédalier de treize notes en tirasse. Son buffet néo-gothique abritait 4 jeux : « Montre 8’ / Bourdon 8’ / Prestant 4’ / Voix céleste 8’ ». Il fut cédé à l’Eglise Luthérienne de Lyon où il est possible de le voir et de l’entendre encore aujourd’hui. En 1891, le pasteur Léopold Monod se trouve devant une ‘’occasion exceptionnelle’’ selon ses propres termes. Le Facteur d’Orgues Joseph Merklin lui propose un orgue d’esthétique contemporaine et de qualité. Avec l’accord du Conseil presbytéral, la décision est prise d’en faire l’acquisition. C’est ainsi que l’orgue est inauguré le 26 novembre 1891 par Messieurs Rüest et Jemain, respectivement organistes de la Basilique Saint Martin d’Ainay et du Grand Temple de Lyon. Le journal de l’époque salue en termes élogieux les qualités de l’instrument et la prestation des virtuoses. Il donne également un aperçu du programme de ce récital : Haendel, Bach, Beethoven, Bizet, Massenet, César Franck et Gounod. Mais, après presque un siècle de « bons et loyaux services », son état rendait indispensable des réparations en profondeur. Un projet de restauration fut donc établi par les Amis de l’Orgue, en 1985. Celui-ci reposait sur deux constatations : la nécessité de respecter le caractère de l’instrument et la possibilité de l’agrandir. La description de l’orgue révélait, en effet, une telle unité de conception et de style qu’il était difficile d’envisager le remplacement de certains jeux sans risquer d’altérer l’esthétique sonore de l’instrument. L’agrandissement réalisé conserve donc les registres existants et ceux qui sont ajoutés respectent les principes de composition des orgues romantiques. Nous étions, à l’évidence, en présence d’un spécimen de cette facture romantique du XIX+ siècle qui fut une étape décisive dans la vie et le renouveau de l’orgue. Car, après s’être enrichi progressivement, depuis l’Antiquité, des moyens essentiels à son fonctionnement et des sonorités propres à chaque époque, l’orgue s’est vu doté à ce moment d’inventions capitales. Les plus importantes concernent l’alimentation en vent et la traction des notes grâce auxquelles il sera possible de faire sonner, sans altération, un grand nombre de tuyaux. Cela va entraîner un développement et un changement radical de l’instrument car, à l’époque où l’orchestre symphonique s’imposait dans les salles de concert, les facteurs d’orgues vont être influencés par ses sonorités et s’efforceront d’en imiter les timbres. Les progrès techniques apportés à l’instrument leur en donneront les moyens. C’est l’apparition de l’orgue romantique. En se développant ainsi suivant l’esthétique musicale et les moyens techniques des sociétés qu’il a traversées, l’orgue est certainement l’un des rares instruments à avoir un passé aussi riche par son ancienneté et sa diversité, mais également un avenir aussi certain tant son histoire nous montre qu’il n’est jamais définitif. Celui du Temple des Terreaux est incontestablement un témoin de la pensée musicale de la fin du XIX° siècle. Sa composition est faite d’un ensemble de jeux de fonds tantôt doux, amples, gambés ou flûtés qui dominent le nombre des registres. La proportion des 8 pieds y est considérable comme sur toutes les orgues de cette époque. Il n’y a pas de mutation simple, compte tenu de l’importance de l’instrument, mais une seule mixture composée : la fourniture de 3 rangs. Les jeux d’anches, quant à eux, sont éclatants. L’ensemble est grave mais chaleureux et l’œuvre des compositeurs romantiques y sonne particulièrement bien. Il a donc été réalisé une restauration à l’identique de l’instrument avec un petit agrandissement de 2 jeux. Le jeu de clairon, qui avait remplacé, en 1943, une voix humaine existante à l’origine, a été conservé mais il a pris place au 1er clavier, à côté de la trompette du Grand-Orgue, ce qui est sa place logique. La remise en place du jeu de voix humaine au 2ème clavier a pour effet fort intéressant de revenir à la composition d’origine. Elle permet à nouveau, l’interprétation d’une partie du répertoire de l’orgue romantique dans laquelle les compositeurs ont prescrit, assez fréquemment, l’usage de ce registre avec trémolo.
La nouvelle trompette, placée au 2ème clavier, peut être utilisée en solo dans les œuvres où elle est demandée au Récit. De plus, elle assure un meilleur équilibre de la puissance de l’instrument entre les 2 claviers. Les tuyaux de la soubasse de 16’ du pédalier ont été sortis de l’orgue et placés derrière l’instrument. Cela a eu pour conséquence d’aérer la tuyauterie et d’en améliorer l’émission. Mais cela a permis aussi, avec une redisposition des tuyaux, d’ouvrir plus largement la paroi mobile de la boîte d’expression. Ainsi, les crescendos utilisés dans la musique romantique sont mieux rendus et, en position ouverte, les sonorités des registres expressifs sont beaucoup plus présents.

infos pratiques

10 rue Lanterne 69001 Lyon 1er

Tél. : 0478277755

Horaires d'ouverture

Samedi 16 Septembre 2017 de 17:00 à 18:00

Tarifs

Gratuit.

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